TONI M (création le 7 juillet 2014 au Théâtre des Halles, Chapelle Sainte-Claire, festival d'Avignon avec l'aide à la création du Centre national du Théâtre, après une résidence à la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon et une mise en espace à la Mousson d'Été, MEEC des écritures contemporaines.)

Gaëtan Vassart a écrit un très beau texte. Poétique, vrai, généreux... Qu’il assume, franc comédien, entre un billot sur lequel il fait son boulot d’équarisseur, poulets morts, et un vivant coq flamboyant. Dont il protège la cage par un torchon, quand ce qu’il dit ou fait est trop cruel. Et ça l’est parfois, comme ses souvenirs d’enfant de la campagne belge, où tuer un poulet est un boulot normal. C’est un beau boulot qu’a fait là Gaëtan Vassart. À mains nues, sans contrefaçon, et cœur sur la main. Adoubé par Bernard Sobel -une référence-, il est fort applaudi par les spectateurs.  La Provence – Danièle Carraz

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Gaëtan Vassart, comme acteur, a une présence étrange et forte, une enveloppe brute qui libère des mots et des sentiments pleins de finesse. Il ne fait pas de Musulin un héros ou un salaud. Il efface quasiment Musulin lui-même pour créer un personnage plus universel, banal et noble, à aimer sans passer par les habituelles catégories morales et romanesques... Jeu rude, décor rude, presque sordide, mais le texte a sa grâce – des inflexions imprévues, une langue musclée, une sensibilité masquée. Ce n’est pas anecdotique, c’est un parcours mental qui saisit des rêves et des sensations, bien au-delà de l’histoire même... Une réussite.  Web Théâtre – Gilles Costaz

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Enthousiasmant de découvrir tout ce que le spectacle de ce jeune acteur parvient à toucher et à dire, drôle et stimulant! Gaëtan Vassart invite le public à constater la puissance de ce partage temps que permet le théâtre. « On passe un peu de temps là ensemble, mettons, bon, que ça dure un peu plus longtemps que prévu », lance l’acteur dans un moment de collusion parfaite avec son personnage. S’ensuit un moment de silence inattendu, anormalement long : un luxe de néant comme on ne s’en offre presque jamais, à la vie comme à la scène.  Blog "Coup de de Théâtre" - Le Monde.fr – Judith Sibony 

 

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Gaëtan Vassart nous emmène dans la tête de Toni Musulin. En novembre 2009 ce convoyeur de fonds détourna sa cargaison: 11,6 millions d’euros qu’il « trimballait dans son dos ». Dans un espace où l’on devine sa cellule, l’homme raconte son équipée tout en plumant un poulet. Tel Icare qui brule ses plumes en volant trop près du soleil, Toni détaille les rêves que le butin lui permettra de réaliser. Mais au détour des paroles on devine qu’il y croit sans trop y croire. Interprète de son texte, Gaëtan Vassart dote ce voyage intérieur et cette réflexion sur l’utopie, d’une âpreté parfois virulente, tantôt drolatique.  France Bleu  – Michel Flandrin

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L'écriture de Gaëtan Vassart est réellement passionnante ; fluide tout en étant rythmée, elle sait développer et suivre les méandres de l'imagination du personnage jusque dans des sphères doucement poétiques et presque délirantes. Elle fonctionne comme un appel d'air salutaire. D'autant plus salutaire que c'est Gaëtan Vassart, lui-même, qui donne vie au personnage. Comédien accompli à la présence charnelle forte, il a beaucoup travaillé sous la direction de Bernard Sobel qui est venu l'aider sur cette production en tant que collaborateur artistique, il donne ainsi à la personnalité de Toni M. une dimension saisissante dans l'espace apparemment réaliste, qui nous renvoie pourtant à une autres temporalité mêlant passé, présent et futur. Son jeu ne cesse de nous déconnecter de la stricte réalité pour nous mener dans on ne sait quel infernal imaginaire. C'est tout simplement remarquable.  Revue Frictions – Jean-Pierre Han

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Gaëtan Vassart décide d'imaginer le récit de ce rêve fou de Toni Musulin, et l'interprète à partir de la Cour de prison où il est enfermé. Un monologue aux registres changeants, parfois quotidiens, parfois poétique, toujours à hauteur d'homme, sous la figure d'Icare qui se brîûe les ailes. Un  récit pour donner du sens et de l’humanité à un acte littéralement  extraordinaire. Ce texte a donné lieu à une résidence à la Chartreuse.  La Terrasse  –  Eric Demey

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Gaétan Vassart s’empare de son texte qu’il a écrit en résidence à la Chartreuse de Villeneuve-lès- Avignon, avec beaucoup de finesse et de savoir-faire. Il est là, solide, assis sur une chaise, en train de plumer sa poule comme un paysan qui l’a fait des dizaines de fois, en racontant la belle histoire de cet homme dont le rêve un peu naïf fascine toujours les populations.  Théâtre du Blog –  Philippe du Vignal

Revue de presse Toni M. ( pdf)

Anna Karénine- Les bals où on s'amuse n'existent plus pour moi d'après Léon Tolstoï (Création le 12 mai 2016 au Théâtre de la Tempête, avec l'aide au projet de la Drac IDF-Ministère de la Culture et de la Communication, la Mairie de Paris, l'adami, et la participation artistique du Jeune Théâtre National.)

Avec Golshifteh Farahani, Xavier Boiffier, Emeline Bayart, Sabrina Kouroughli, 
Xavier Legrand, Manon Rousselle, Igor Skreblin, Stanislas Stanic, Alexandre Steiger.

EXTRAITS:

"Nouvelle adaptation scénique d’Anna Karénine, le roman-fleuve et phare de Léon Tolstoï. Le belge Gaëtan Vassart a osé. Sa mise en scène chahutée apporte vitalité et insouciance à l’adaptation du roman visionnaire, qui brasse éclairage à la bougie et chanson de Jacques Brel, rideau, robe à paillettes et références austères au morbide plasticien contemporain Joseph Beuys. Il fait rayonner Golshifteh Farahani au milieu d’une talentueuse distribution."

TELERAMA (Fabienne Pascaud)

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"Il faut du culot pour s’attaquer à « Anna Karénine ». Gaëtan Vassart gagne son pari.

Haut la main. Quelques chaises, un lustre dont les chandelles vacillent et s’éteignent en même temps que l’héroïne, plus un panache de fumée, suffisent à évoquer la gare de Moscou lorsque, à l’arrivée d’Anna, un désespéré se jette sous un train, signe prémonitoire du sort qui attend la femme adultère. Si Gaëtan Vassart se contente de décors minimalistes, entourée d’excellents acteurs, la sublimité de Golshifteh Farahani n’est pas sujette à discussion." 

LE NOUVEL OBSERVATEUR (Jacques Nerson) 

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"Gaëtan Vassart signe une adaptation pleine de probité du célèbre roman de Léon Tolstoï et en fait une mise en scène déliée, originale, simple. Dans la partition de l'héroïne, Golshifteh Farahani impose sa personnalité délicate et profonde. Elle est bien entourée, c’est un théâtre fraternel et vrai. 

LE FIGARO (Armelle Héliot)

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" Gaëtan Vassart, jeune dramaturge belge de trente-huit ans, dirige formidablement ses comédiens dans un adaptation pleine d’intelligence… On redécouvre la force et la violence d’Anna Karénine, qui ose son désir, et va au bout de son destin… De toute ma vie de spectatrice, on n’avait jamais vu la salle du Théâtre de la Tempête aussi pleine… Les références picturales à Joseph Beuys et Anselm Kiefer portent une proposition éclectique et de bon goût… Gaëtan Vassart nous rend toute la modernité du personnage d’Anna Karénine… L’idée de Golshifteh Farahani dans le rôle d’Anna Karénine est d’une pertinence absolue, sa présence et sa voix envoutante vous clouent à votre fauteuil… Neuf cent pages en deux heures, l’adaptation rend toute la complexité de l’histoire et des personnages, sans jugement de valeur…  L’humain est mis en scène dans sa complexité que Gaëtan Vassart nous donne à voir et sentir, avec une  écriture stylistique dans plusieurs registres dramatique, une vraie réussite."

LA DISPUTE, France Inter (Arnaud Laporte, Anna Sigalevitch et Fabienne Pascaud)

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"Mise en scène dynamique de Gaëtan Vassart, qui parvient à condenser 900 pages en deux heures et quart trépidantes. On passe d'une scène à l'autre d'un mouvement de chaises ou de rideau. On danse au bal sur du Jacques Brel ou du Amy Winehouse. Pour sa première pièce en français, l'actrice iranienne Golshifteh Farahani, 32 ans, irradie sur la scène de la Tempête...Elle rayonne , vibrante, et s'illustre dans un grand rôle tragique."

LE PARISIEN (Thierry Dague)

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"Les spectateurs sont enthousiastes, l’initiative de Gaëtan Vassart a le grand mérite de mettre en lumière Golshifteh Farahani pour la première fois sur un plateau en France.  Golshifteh Farahani, divine Karénine, est magnifique, c’est indéniable. Elle est idéale pour interpréter Anna Karénine, «la plus belle femme de Russie», son accent et sa voix font merveille, son corps est souple comme celui d’un chat, et lorsqu’au bal elle commence à danser dans sa robe noire de deuil, se dévêtant de son manteau, puis envoyant balader ses chaussures, pour le comte Vronski, et que le coup de foudre les frappe sur la Valse à mille temps de Jacques Brel, ce sont tous les spectateurs - femmes et hommes - qui sont touchés. "

LIBÉRATION (Anne Diatkine)

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" Les premiers pas de Golshifteh Farahani au théâtre. Et une réussite que la jeune comédienne doit en grande partie aussi à Gaëtan Vassart, le metteur en scène, qui a adapté le roman de Tolstoï en lui apportant des touches de modernité et de trivialité plaisantes, jamais vaines ni caricaturales. Quant à la jeune troupe, en grande partie issue des mêmes classes au conservatoire de Paris, elle est juste épatante et soudée. Xavier Boiffier, Emeline Bayart, Alexandre Steiger, Sabrina Kouroughli, Stanislas Stanic…- sont parfaits pour emmener la belle Golshifteh au sommet du romantisme et de l’émotion. A la fois divertissant et pédagogique, mené tambour battant, le spectacle a vraisemblablement les atouts pour rencontrer le succès."

LE JOURNAL DU DIMANCHE ( Alexis Campion)

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" Un grand texte, une grande actrice pour incarner le rôle-titre, une troupe soudée autour,  spectacle vif et limpide d'un peu plus de deux heures. Le metteur en scène dirige ses comédiens intelligemment, leur imposant un jeu ardent, juste et efficace. Golshifteh Farahani incarne avec grâce et vérité l'héroïne de Tolstoï [...] Sabrina Kouroughli campe une Kitty fraîche et insolente, Emeline Bayart (Daria) est irrésistible en femme bafouée. Les rôles masculins sont à l'avenant, avec un poignant Karénine incarné par Xavier Legrand et un Vronski (l'amant d'Anna) très distancé. Sur scène comme sur un plateau de cinéma, Golshifteh capte la lumière et s'avère une grande tragédienne : elle est « la lueur d'un incendie dans la nuit sombre » voulue par Tolstoï".  

LES ECHOS (Philippe Chevilley)

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"Une réussite ! Sous la direction de Gaëtan Vassart, la troupe de neuf comédiens enchante le théâtre de la Tempête avec ses scènes dansées. Sans jamais sombrer dans le pathos, la comédienne iranienne exilée en France incarne avec une grande délicatesse le désespoir d'une femme bannie par la société pour avoir vécu pleinement son amour. C'est son premier rôle sur les planches tricolores. Il est inoubliable Saluons la qualité de l'adaptation de Gaëtan Vassart, qui restitue en deux heures sa complexité, de la naissance du désir féminin aux affres de la jalousie, en passant par l'analyse politique et sociale d'une Russie en pleine mutation". L'EXPRESS ( Igor Hanssen-Love)

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"L’actrice franco-iranienne Golshifteh Farahani incarne sublimement l’un des personnages les plus troublants de l’histoire de la littérature, Anna Karénine [...] L’étrange beauté, la finesse du jeu, l’intériorité de Golshifteh Farahani surprennent et émerveillent. Et imposent le respect". LES INROCKS ( Hervé Pons)

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Ovation pour toute la troupe d'Anna Karénine à la Cartoucherie: applaudissements, larmes, émotion absolue. C'est un triomphe. Un véritable moment de magie: vite, allez applaudir l'adaptation virtuose d'Anna Karénine, par Gaetan Vassart. STILETTO (Laurence Benaïm) 

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"Du grand roman, Gaëtan Vassart tire une pièce où les échanges sont au cœur du drame. Ce sont les personnages, leurs sentiments et leurs liaisons que Vassart met en exergue. Les désirs sociaux sur lesquels Léon Tolstoï construit ses héros sont bien visibles : égalité entre les hommes et les femmes, entre les paysans et les propriétaires, entre gens de la ville et la campagne : que chacun soit libre d’utiliser son corps comme il l’entend. Les racines volontaires et idéalisées du communisme poussent au détour des répliques."  SCENEWEB ( Hadrien Volle)

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 " Le texte de Gaëtan Vassart met la résistance et l’émancipation des femmes en avant. C’est formidable, car ce parti pris modernise le texte, et n’en appauvrit pas le sens. Fougue et la vivacité de la troupe, presque toute issue du Conservatoire supérieur d’Art Dramatique. Quel bonheur de voir porter sur scène, avec à la fois humilité et vitalité, l’une des plus belles œuvres romanesques de tous les temps. Une œuvre qui, certes, radiographie une passion, mais qui, surtout, promeut des valeurs comme la liberté et la nécessité de l’instruction pour tous. " FRANCE INFO

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Intégralité des articles:

Télérama ( Fabienne Pascaud)

Les Inrocks (Hervé Pons)

Le Parisien ( Thierry Dague)

Le Nouvel Observateur ( Jacques Nerson)

Libération( Anne Diatkine)

Le Figaro ( Armelle Héliot) 

Les Echos( Philippe Chevilley ) 

L'Express( Igor Hanssen-Love)

Le Journal du  Dimanche ( Alexis Campion)

Télérama Sortir (Sylviane Bernard-Gresh) 

Revue de presse complète Anna Karénine : ici

Liens ( ARTE, La Dispute, Les mots de Minuit...)

Revue de presse complète de Toni M. ici

MADEMOISELLE JULIE (création le 8 février 2018 à la Comédie de Picardie, avec Sabrina Kouroughli, Anna Mouglalis et  Xavier Legrand)

[La presse en parle]

« Après avoir adapté avec talent Anna Karénine, Gaëtan Vassart met en scène un autre grand personnage théâtral féminin en quête d'émancipation : Mademoiselle Julie dans la tragédie naturaliste d'August Strindberg. Il en propose une version modernisée et explore au microscope le trouble entre les deux personnages principaux. […] Anna Mouglalis est une brillante Julie, Xavier Legrand a une colère contenue qui finira par éclater et Sabrina Kouroughli, excellente, est tranchante à chacune de ses apparitions. […] Un spectacle toujours captivant où ce trio impeccable de comédiens ainsi que la mise en scène poussant chaque personnage dans ses retranchements offrent un intrigant et vénéneux face à face.» Froggydelight.com - Nicolas Arnstam

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«Kristin (Sabrina Kouroughli), la cuisinière, surveille la cuisson, puis sert le repas de Jean, son presque fiancé (Xavier Legrand). Ainsi débute cette adaptation de Mademoiselle Julie, mise en scène par Gaëtan Vassart et créé à Amiens(…) La pièce n’a rien perdu de son odeur de soufre, Julie, interprétée par Anna Mouglalis qui donne sa fièvre et son incomparable voix de basse vibrante au personnage finit dans les bras de Jean, sous les yeux d’une Kristin résignée.» L'Humanité - Gérald Rossi

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«Après l’adaptation cinématographique de Liv Ulmann en 2014 avec la sculpturale Jessica Chastain, c’est au tour de Gaëtan Vassart de se frotter à ce texte âpre, à la cruauté mordante, mortifère[…] Amoureux d’actrices uniques, ineffables, après avoir dirigé la lumineuse Golshifteh Faharani dans une version féminine d’Anna Karenine, il confie le rôle de l’héroïne vénéneuse et funeste du dramaturge suédois à Anna Mouglalis. Corps longiligne, voix rauque si singulière, c’est un diamant brut, particulier, dont il faut ciseler le jeu pour qu’émotion et intention se conjuguent intensément.» 

Médiapart - Olivier Fregaville-Gratian d'Amore

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« Gaëtan Vassart adapte et met en scène la tragédie naturaliste de Srindberg où les rêves et les désirs se fracassent sur la fatalité du réel (…) Un pièce dure, âpre, physique dans laquelle excellent Anna Mouglalis (Mademoiselle Julie) et Xavier Legrand (Jean) sous le regard étonné puis horrifié de Sabrina Kouroughli (Kristin), un très bon moment de théâtre !» Le Courrier Picard – Mélanie Carnot

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« La justesse de la mise en scène, une distribution en parfaite adéquation avec les personnages, un décor approprié, font de cette adaptation une réussite. Charmeuse, ensorceleuse, imprévisible, mais aussi violente et dominatrice, Anna Mouglalis, avec sa voix envoûtante se coule dans le rôle comme s'il avait été créé pour elle. Face à elle, Xavier Legrand déploie toute son énergie et son talent pour incarner ce valet habité de l'ambition de sortir de sa condition de domestique[…] Le rôle de Kristin, le seul des trois personnages à se satisfaire de sa condition sociale, est joué tout en finesse par la jeune Sabrina Kouroughli.» Regarts.org - Élishéva Zonabend 

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« Anna Mouglalis incarne une Mademoiselle Julie du 21ème siècle (...) Tout en restant fidèle au texte de Strindberg, Gaëtan Vassart prend ici le parti de rendre cette pièce très moderne (...) Adaptation de la pièce du suédois August Strindberg, mise en scène par Gaëtan Vassart, la pièce emmenée par une Anna Mouglalis magnétique et éblouissante a fait le bonheur des spectateurs qui ont eu la chance de la découvrir en avant-première.» Toutelaculture.com - Sarah Dray

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«Une pluie de ballons et de confetti rouges tombe en pluie et jonche le sol pendant la fête de la Saint-Jean. Les confetti se retrouveront sur les draps qui accueillent l’étreinte de Julie et Jean, symbolisant le sang de la défloration. Plus tard, le sang de la décapitation du serin sacrifié par Jean tâche les mains de Julie – ce sang qui symbolise la violence et préfigure l’issue tragique, sur les fonds sonore battement de coeur angoissant. Et pourtant, Julie jamais ne se départit de son flegme ni ne semble gagnée par le désarroi. Le jeu d’Anna Mouglalis, très naturel, séducteur jusqu’à la fin, est déstabilisant.»

La Grande Parade - Imane Akalay

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« Le metteur en scène a retrouvé deux acteurs qu’il avait dirigés dans Anna Karénine. Sabrina Kouroughli porte bien le personnage de Kristin. Asservie aux maîtres, elle accepte les différences sociales et ne peut accepter les transgressions de Julie. Xavier Legrand incarne Jean. Il résiste au mépris de Mademoiselle Julie. C’est Anna Mouglalis que Gaëtan Vassart a choisi pour incarner cette dernière. Grande, en pantalon, bottines à talons aiguilles et décolleté tombant sur les épaules, marchant à grands pas d’un air déterminé, elle exprime bien la volonté de Julie d’agir en homme. Sa voix rauque et grave la rend convaincante aussi bien en dominatrice qu’en femme désespérée et perdue. » SNES - Micheline Rousselet

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« Après avoir porté Anna Karénine au théâtre, Gaëtan Vassart travaille à la mise en scène de la célèbre pièce Mademoiselle Julie, d’August Strindberg. Anna Mouglalis, qui incarnera l’héroïne, raconte ce projet en cours d’édification. "Je rêvais de ce projet depuis le Conservatoire. Ce chef d’œuvre échappe à la raison malgré son immense acuité. Parmi les thèmes qu’il aborde, celui du désir féminin est rarement mis en avant. J’ai été d’autant plus enthousiasmée d’aborder ce projet avec Gaëtan Vassart. Il a ce talent de permettre la remise en question permanente, ce qui est crucial pour pouvoir s’approprier la parole d’un personnage. L’intrigue originelle a pour cadre la Suède de la fin du XIXe, mais un héritage écrase encore nos pensées. La violence que Julie côtoie répond au désir qu’elle revendique...» 

Théâtral Magazine - Victoria Hatem

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« Gaëtan Vassart adapte et met en scène la tragédie naturaliste de Srindberg où les rêves et les désirs se fracassent sur la fatalité du réel (…) Un pièce dure, âpre, physique dans laquelle excellent Anna Mouglalis (Mademoiselle Julie) et Xavier Legrand (Jean) sous le regard étonné puis horrifié de Sabrina Kouroughli (Kristin), un très bon moment de théâtre !»

Le Courrier Picard – Mélanie Carnot

Revue de presse Mademoiselle Julie

BÉRÉNICE de Jean Racine (Création le 10 mars 2019 à la Manufacture des Oeillets, Théâtre des Quartiers d’Ivry - Centre Dramatique National du Val-de-Marne, en résidence au CENTQUATRE-PARIS);

Avec Stéphane Brel, Valérie Dréville, Sabrina Kouroughli,  Anthony Paliotti, Maroussia Pourpoint et Gaëtan Vassart.

TÉLÉRAMA

Sublime tragédie de la séparation et du deuil amoureux, on ne résiste pas à signaler l'intérêt passionné qu'on a porté au travail sur Bérénice de Gaëtan Vassart et Sabrina Kouroughli... Pieds nus sur l'immense tapis rouge qui recouvre le plateau vide — territoire de toutes les absences, de tous les départs —, les comédiens, en costumes modernes, sont les musiciens d'un orchestre, dans le temps comme suspendu de cet amour voué par la politique à la déchirure... Valérie Dréville en Bérénice, y est une éternelle jeune fille, fascinante et bouleversante.  Fabienne PASCAUD, 1er Mai 2019.

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L'HUMANITÉ

La Bérénice mise en scène par Gaëtan Vassart et Sabrina Kouroughli, vient clore un cycle sur les grandes héroïnes après Anna Karenine, de Tolstoï, et Mademoiselle Julie, de Strindberg. Ils mettent en scène une pièce bouleversante du répertoire racinien. Il convient de saluer la réalisation de la pièce racinienne dans une mise en forme qui tend à l’épure – tout repose sur des lumières qui épousent, enveloppent les déplacements des acteurs et leur prise de parole – et la présence constante de tous les personnages sur le plateau – nos trois héros ainsi que leurs confidents, maillons et témoins essentiels de cette tragédie à l’œuvre –, face public dès lors qu’ils parlent ou assis sur des bancs taillés dans du bois qui font cercle. Ils manient l’alexandrin avec une profondeur de chant qui laisse entendre les volutes de cette langue (...) Bérénice ne sauve pas les apparences, elle sauve l’honneur. Marie-Josée SIRACH (18 Mars 2019)

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THÉÂTRAL MAGAZINE

La grande réussite de ce spectacle, c'est d'amener le spectateur au plus près de la langue racinienne. Gaëtan Vassart y parvient par une mise en scène inventive mais très sobre, parfaitement adaptée à cette pièce qui est l'une des plus épurées de Racine. Le plateau présente une antichambre, sorte de ring de couleur pourpre, avec des banquettes où sont assis les comédiens. Ils se lèvent quand c'est leur tour, puis se rassoient, comme des musiciens qui viennent d'interpréter leur partition. Car c'est bien la musique racinienne qui est au centre de la mise en scène. Les vers de Racine sont rendus avec précision et clarté grâce au travail des acteurs (...) chaque acteur joue magnifiquement sa partition. On entend Racine comme rarement. Jean- François MONDOT, 18 Mars 2019

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Petit frère, la grande histoire Aznavour (Création le 16 octobre 2019 au Grand Théâtre de la Ville de Luxembourg, Avec le soutien de la Ville du Luxembourg et la Focuna);

Avec Laure Roldàn et Grégoire Tachnakian.

Une vie incroyable résumée avec brio en 1 h 20 de pièce. Au-delà de l’hommage réussi à l’homme et à l’artiste, de la narration émouvante d’une vie, ce Petit Frère propose également une réflexion pertinente sur l’amour fraternel, sur la création artistique, sur la vie de bohème, sur la migration, sur l’intégration, sur le génocide aussi. Des sujets qui, pour les derniers, résonnent étrangement avec l’actualité et ce qui se passe au Kurdistan... La mise en scène est sensible, les comédiens sont touchants. Sur scène, Laure Roldan est Aïda. Grégoire Tachnakian interprète Charles. Il est sombre, elle est solaire. Mais les deux comédiens deviendront à différents moments également d’autres personnages ayant un lien avec le récit, voire eux-mêmes lors d’une courte scène. L’ensemble émeut autant qu’il bouscule. 

LE QUOTIDIEN (Luxembourg), Pablo Chimienti, le 17 octobre 2019.

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Laure Roldàn et Grégoire Tachnakian multiplient savoureusement les rôles, donnant belle ville aux protagonistes du récit. Gaëtan Vassart les a installés dans une scénographie tout aussi multiple de juste inventivité, donnant à "voir" ses différents lieux et environnements...

En un peu plus d'une heure d'évocation émouvante et souriante, en toute empathie communicative, ils réussissent à mettre en évidence l'importance des racines familiales et arméniennes, l'affection perpétuée de la "grande soeur", la volonté indéfectibe du jeune homme en dépit de tous les obstacles, la relation décisive avec Edith Piaf.

LUXEMBOURG WORT (La Voix du Luxembourg) Stéphan Gilbart, le 18 octobre 2019.

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