Petit Frère – la grande histoire Aznavour

D’après "Petit frère " de Aïda Aznavour-Garvarentz et autres textes

Mise en scène — Gaëtan Vassart, en collaboration avec Laure Roldán

Écriture — Laure Roldán, Gaëtan Vassart et Armen Verdian

Librement inspiré dePetit Frère d'Aïda Aznavour-Garvarentz 

 

Avec Grégoire Tachnakian & Laure Roldán

  

Lumières : Nicolas Tremblay

Régie : Jonathan Christophe

Coordination habillage, maquillage & accessoires Michelle Bevilacqua, Claire Biersohn, Anatoli Papadopoulou, Nadine Simon

 

Production La Compagnie La Ronde de Nuit et La Compagnie Juana La Loca;

Avec le soutien des Théâtres de la Ville de Luxembourg dans le cadre de la résidence de fin de création Capucins Libre, de l’Ambassade de France en Arménie, du Ministère de la Culture arménien, du ministère de la culture du Grand-Duché de Luxembourg et de la Focuna;

Remerciements  à Anne-Gaëlle Jourdain et L’UGAB.

 

Durée : 1h20

Création le 16 octobre 2019 : Théâtre des Capucins, Grand Théâtre de la Ville de Luxembourg

Tournée en Arménie: 21 - 22 /10 au Théâtre des Marionnettes à Yerevan;

24 /10 au Théâtre de Gyumri; 26 /10 au Théâtre de Goris.

   

La presse en parle:

LE QUOTIDIEN (Luxembourg):

Une vie incroyable résumée avec brio en 1 h 20 de pièce. Au-delà de l’hommage réussi à l’homme et à l’artiste, de la narration émouvante d’une vie, ce Petit Frère propose également une réflexion pertinente sur l’amour fraternel, sur la création artistique, sur la vie de bohème, sur la migration, sur l’intégration, sur le génocide aussi. Des sujets qui, pour les derniers, résonnent étrangement avec l’actualité et ce qui se passe au Kurdistan... La mise en scène est sensible, les comédiens sont touchants. Sur scène, Laure Roldan est Aïda. Grégoire Tachnakian interprète Charles. Il est sombre, elle est solaire. Mais les deux comédiens deviendront à différents moments également d’autres personnages ayant un lien avec le récit, voire eux-mêmes lors d’une courte scène. L’ensemble émeut autant qu’il bouscule. 

Pablo Chimienti, le 17 octobre 2019

LUXEMBOURG WORT (La Voix du Luxembourg)

Laure Roldàn et Grégoire Tachnakian multiplient savoureusement les rôles, donnant belle ville aux protagonistes du récit. Gaëtan Vassart les a installés dans une scénographie tout aussi multiple de juste inventivité, donnant à "voir" ses différents lieux et environnements...

En un peu plus d'une heure d'évocation émouvante et souriante, en toute empathie communicative, ils réussissent à mettre en évidence l'importance des racines familiales et arméniennes, l'affection perpétuée de la "grande soeur", la volonté indéfectibe du jeune homme en dépit de tous les obstacles, la relation décisive avec Edith Piaf. 

Stéphan Gilbart, le 18 octobre 2019

Note d'intention de Petit frère, la grande histoire Aznavour.

L’art est la terre universelle qui ne cesse jamais d’accueillir ceux dont l’exil a rythmé l’existence. La joie que fait naître l’exercice d’une passion reste plus forte que les épreuves qu’il amène à surmonter. Petit Frère, la grande histoire Aznavourest le récit d’une vie qui éclaire tout un siècle. Librement inspiré du roman autobiographique d'Aïda Aznavour-Garvarentz, nous retraçons le parcours d’un frère et d’une soeur, Charles et Aïda Aznavour, pris dans la tourmente de l’Histoire de notre continent. Le destin d’une famille arménienne de la fin du 19e siècle à nos jours peut rendre compte de l’immense force de vie dont est capable chaque être humain.  

Notre adaptation est une réflexion sur la création, celle d'un auteur-compositeur qui se définit lui-même comme un "tâcheron" de l'écriture, un petit soldat qui broie du papier de manière obsessionnelle. Mais l'histoire de Charles Aznavour, c'est aussi celle d'un fils d'émigré, un artiste en colère depuis trois générations, qui garde les pieds sur terre et la tête dans les étoiles.

 

De 1915 à nos jours, de l'empire russe des Tsars à la France d'aujourd'hui, nous évoquons le génocide, la fuite des Aznavourian, la guerre de 1940, la pauvreté à Paris, la relation de Piaf et Aznavour, la conquête du music-hall et l'intégration en France par la chanson et par la langue.C'est un dialogue ininterrompu entre la sœur et le frère, enfants de la balle qui se remémorent les personnages de leur vie croisés sur près d'un demi-siècle. Dans les méandres d'une double mémoire, ils se remémorent leurs parents qui racontent le départ, des migrants qui pont perdu un pays mais qui ont gagné le monde. Enfants d'émigrés venus en France chercher un avenir meilleur, Aïda et Charles Aznavour portent en eux un formidable élan vital. Contraints de renoncer à poursuivre leurs études scolaires faute d'argent, ils témoignent que l'accomplissement individuel est cependant possible. 

 

Si Charles Aznavour touche à l'universel, c'est qu'il porte le chant de l'exil. Sa voix est un vent chaud du désert qui nous traverse de part en part, vieux de plusieurs millénaires, indémodable, éternel. Si ce début de 21ème siècle nous apparaît comme une période trouble et annonciatrice de désordre, il nous semble important de faire entendre la voix de ceux qui en ont déjà traversé de semblables et de pires. La voix de ceux qui ont fait cette traversée en conservant le sens de l’hospitalité et la conscience de ce qu’ils estiment être juste pour le plus grand nombre. Des voix chantées, et des voix écrites, qui affichent une joie qu’on pourrait croire contradictoire avec les heures sombres d’un temps qui aurait pu en obscurcir l’éclat.   Gaëtan Vassart et Laure Roldàn 

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