L'ART DE PERDRE

(COMMENT FAIRE RESSURGIR UN PAYS DU SILENCE)

D'après L'ART DE PERDRE, roman d’Alice Zeniter

(Editions Flammarion)

Adaptation et mise en scène — Sabrina Kouroughli

Collaboration artistique — Gaëtan Vassart

Dramaturgie—  Marion Stoufflet

Son — Christophe Séchet

Regard complice — Magaly Godenaire 

Avec Fatima Aibout, Sabrina Kouroughli, Issam Rachyq-Ahrad 

Avec l'Aide au projet de la DRAC Île-de-France – Ministère de la Culture; de la Spedidam; avec le soutien du CENTQUATRE-Paris; en résidence au Théâtre Gérard Philipe et au Carreau du Temple.

 

Durée: 1h05

Création au 11•Avignon

du 10 au 29 juillet 2022

à 10h30 (relâches les 12,19 et 26 juillet)

11 bd Raspail - Avignon  

www.11avignon.com

Diffusion: Valérie Teboulle vteboulle@gmail.com

Presse : Isabelle Muraour ( ZEF )  contact@zef-bureau.fr 

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L'art de perdre a été récompensé du Prix Goncourt des Lycéens, du Prix Littéraire Le Monde, du Prix du livre Inter...

Naïma travaille dans une galerie d’art à Paris quand les attentats résonnent comme un électrochoc : cela la renvoie à sa peau mate, à ses cheveux bouclés, à ses origines, au silence de son père et à la honte de son grand-père harki. Naïma fait revivre le moment où sa famille pose le pied en France en 1962. Non sans humour, les anecdotes familiales se succèdent et permettent à Naïma de se sentir apaisée! 

La presse en parle:

Sabrina Kouroughli, le pays de l’absence. 

"Sabrina Kouroughli adapte le très beau roman d’Alice Zeniter en quête de réconciliation avec la mémoire de sa famille (...) Une fragilité qu’incarne magnifiquement Sabrina Kouroughli de sa voix tremblante formulant l’incertitude et les hésitations d’une jeune femme en perpétuelle construction (...) Au premier plan, Naïma, trente ans, semble avoir trouvé un défouloir idéal en s’épuisant dans une danse aussi solitaire qu’endiablée. Derrière elle, Yema – formidable Fatima Aïbout –, sa grand-mère, la « gardienne du temple », est occupée à broder, assise devant la table en formica vintage sur laquelle est posée une assiette de makrouds qu’on imagine faits maison(...) Alice Zeniter et Sabrina Kouroughli partagent, entre autres choses, un héritage commun. Toutes les deux ont une grand-mère kabyle et analphabète, sachant à peine parler français, toutes deux ont un grand-père harki. Il n’est déjà pas simple d’être de culture musulmane dans une France en plein questionnements identitaires, rajouter en plus le poids des harkis, traîtres ou collaborateurs aux yeux des Algériens, victimes et serviteurs de la nation à ceux de la France, s’apparente à une double peine (...) L’humour qui traverse le spectacle de bout en bout permet de ne jamais tomber dans le pathos." 

MEDIAPART (Guillaume Lasserre), 1er juillet 2022 Lien de l'article

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"L’ardente Sabrina Kouroughli porte le propos avec belle élégance, s’interrogeant face public, prenant le spectateur à témoin, à l’écoute des informations dispensées pour les commenter, dansant et s’oubliant un peu, avant de tout ressaisir encore, alerte et allègre, souriante et décidée. La grand-mère Fatima Aibout recèle en elle la dignité de celle qui a le savoir, l’expérience et la distance, quand le grand-père Issam Rachyq-Ahrad, disparu, garde intacte la volonté responsable qui le motivait. Un spectacle lumineux de sensations mi-figue mi-raisin hissées jusqu’à la paix retrouvée avec soi." 

HOTTELLO (Véronique Hotte) 1er juillet 2022 Lien de l'article

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"Sabrina Kouroughli adapte et met en scène le roman d’Alice Zeniter en réunissant Yema, la grand-mère, et Naïma la petite-fille qui reconstitue le puzzle de sa famille et interroge ses racines pour se reconstruire!"

LA TERRASSE (Catherine Robert) Lien du portrait

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Lien de Revue de presse

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Ce roman sur l'exil raconte le parcours sur trois générations, d'une famille kabyle de la guerre d’Algérie à nos jours.

Dates de résidence:

au TGP- CDN de Saint-Denis

du 23 au 28 novembre 2020

au CENTQUATRE-PARIS

du 2 au 9 février 2020

au Carreau du Temple

du 15 au 19 mars 2021

au CENTQUATRE-PARIS

du 11 au 17 janvier 2021

au CENTQUATRE-PARIS

du 13 au 17 juin 2022

au Carreau du Temple

du 20 au 25 juin 2022

Note d'intention:

 

Un roman sur l’exil. Il y est question de guerre, d’immigration, d’intégration et surtout d’identité.

 

J’ai rencontré Alice Zeniter au Collège de France, où elle assistait le metteur en scène Jacques Nichet avec qui je travaillais également. Fraîchement diplômée de l’ENS, Alice Zeniter et moi avions un point commun, elle préparait une thèse sur Martin Crimp et de mon côté, je venais d'interpréter le personnage d'Anna dans Atteintes à sa vie du dramaturge britannique, une pièce sur la quête d’identité. 

 

L'art de perdre débute comme un conte et se transforme en saga historique. La narratrice, Naïma, 30 ans, petite-fille de harkis, part à la recherche de ses origines et entreprend un voyage en Algérie sur la trace de ses ancêtres. C'est une quête de réconciliation avec la mémoire de sa famille. 

 

Comment comprendre la guerre d’Algérie et l’immigration qui a suivi?  Comment faire entendre la tragédie de ces sacrifiés de l’Histoire ?

 

"Au-delà de la guerre d’Algérie, c’est avant tout un roman sur l’exil" selon Alice Zeniter. L'autrice s'est lancée dans cette entreprise au moment où elle a réalisé le parallèle avec la situation actuelle des migrants. Parler de cette histoire, c’est parler d’un voyage qui ne finit jamais et dont il est impossible de déterminer l’arrivée. Car l’exil entraîne avec elle les générations suivantes.

 

Cette adaptation du roman au théâtre nous paraît essentielle pour comprendre aujourd'hui comment chaque jour, des personnes sont obligées de quitter leur maison, souvent brutalement. Fuir un conflit ou la misère, échapper à des persécutions, vouloir un avenir meilleur. De Syrie en Afghanistan, d'Érythrée en Ukraine, autant de déracinés. 

 

Des milliers d’hommes, de femmes et d'enfants quittent l’Algérie à l’été 62. L’art de perdre pose la question de la transmission : que veut dire transmettre un pays, une culture, une langue, une histoire ou même des silences ? Les personnages d'Alice Zeniter représentent trois générations : celle de nos grands-parents, de nos parents et la nôtre. 

Entre le passé d'un pays englouti et le désir d'embrasser la culture française, la route est longue et douloureuse.    Sabrina Kouroughli

"Il n'est pas de famille qui ne soit le lieu d’un conflit de civilisations. »

Pierre BOURDIEU, Algérie 60

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Novembre 2020. "Parlez-nous de l'exil!"

Paroles d'adolescents de Saint-Denis.

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L'art de perdre est un roman d'Alice Zeniter paru le 16 août 2017 aux éditions Flammarion et récompensé par une demi-douzaine de prix littéraires dont le Prix « Goncourt des lycéens 2017 », « le Prix Renaudot », le prix du « Livre Inter », le « prix littéraire du Journal Le Monde ».