L'ART DE PERDRE

(COMMENT FAIRE RESSURGIR UN PAYS DU SILENCE)

D'après L'ART DE PERDRE, roman d’Alice Zeniter

(Editions Flammarion)

Adaptation et mise en scène — Sabrina Kouroughli

Collaboration artistique — Gaëtan Vassart

Dramaturgie—  Marion Stoufflet

Son — Christophe Séchet

Regard complice — Magaly Godenaire 

Avec Fatima Aibout, Sabrina Kouroughli, Issam Rachyq-Ahrad 

Avec l'Aide au projet de la DRAC Île-de-France – Ministère de la Culture; de la Spedidam; de la LICRA;

Production Compagnie La Ronde de Nuit; Coproduction Théâtre Gérard Philipe - CDN de Saint-Denis; avec le soutien du CENTQUATRE-Paris, et du Carreau du Temple-Paris.

 

Durée: 1h10

-Création au 11•Avignon du 10 au 29 juillet 2022 (75) www.11avignon.com

-Le 20 novembre 2022 à Confluences, Festival Lettres d'Automne Montauban

au Théâtre Olympe de Gouge (82)

- En tournée Saison 2023-24 et au Théâtre Gérard Philipe - Centre Dramatique de Saint-Denis (SALLE MEHMET ULUSOY).

Revue de presse 

Teaser ci-dessous

Pour toute demande: 

production@larondedenuit.fr 

Chargée de Diffusion à Avignon: Valérie Teboulle 

Presse à Avignon : Isabelle Muraour ( Agence ZEF ) 

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L'art de perdre a été récompensé du Prix Goncourt des Lycéens, du Prix Littéraire Le Monde, du Prix du livre Inter...

Naïma travaille dans une galerie d’art à Paris quand les attentats résonnent comme un électrochoc : cela la renvoie à sa peau mate, à ses cheveux bouclés, à ses origines, au silence de son père et à la honte de son grand-père harki. Naïma fait revivre le moment où sa famille pose le pied en France en 1962. Non sans humour, les anecdotes familiales se succèdent et permettent à Naïma de se sentir apaisée! 

La presse en parle:

LE PARISIEN :

Coup de coeur: Sabrina Kouroughli signe une adaptation théâtrale fine et délicate du roman d'Alice Zeniter joué au 11.« L’Art de perdre » : pari gagnant. Adapter « L’Art de perdre », sommet littéraire de l’année 2017, sacré Goncourt des lycéens, en une pièce de théâtre de moins d’une heure ? Sacré défi. Mais pari gagnant. Comme dans le roman d’Alice Zeniter, on suit ici Naïma dans sa reconstitution du puzzle familial, avec cette question en filigrane : «Comment faire ressurgir un pays du silence ? » Ce pays, c’est l’Algérie, d’où sont originaires les grands-parents de Naïma. Un pays omniprésent en elle — la couleur de sa peau, la nature de ses cheveux… — mais finalement si abstrait. « Double culture, mon cul », dit-elle crûment. La force du spectacle, joli trio plein de délicatesse, c’est de faire entendre la langue de Zeniter, drôle et précise, percutante et émouvante. Au final, une adaptation intelligente qui recentre le récit sur la transmission. Délicat et important.  (Grégory Plouviez),16 juillet 2022 Lien de l'article

MEDIAPART:

Sabrina Kouroughli, le pays de l’absence. 

"Sabrina Kouroughli adapte le très beau roman d’Alice Zeniter en quête de réconciliation avec la mémoire de sa famille (...) Une fragilité qu’incarne magnifiquement Sabrina Kouroughli de sa voix tremblante formulant l’incertitude et les hésitations d’une jeune femme en perpétuelle construction (...) Au premier plan, Naïma, trente ans, semble avoir trouvé un défouloir idéal en s’épuisant dans une danse aussi solitaire qu’endiablée. Derrière elle, Yema – formidable Fatima Aïbout –, sa grand-mère, la « gardienne du temple », est occupée à broder, assise devant la table en formica vintage sur laquelle est posée une assiette de makrouds qu’on imagine faits maison(...) Alice Zeniter et Sabrina Kouroughli partagent, entre autres choses, un héritage commun. Toutes les deux ont une grand-mère kabyle et analphabète, sachant à peine parler français, toutes deux ont un grand-père harki. Il n’est déjà pas simple d’être de culture musulmane dans une France en plein questionnements identitaires, rajouter en plus le poids des harkis, traîtres ou collaborateurs aux yeux des Algériens, victimes et serviteurs de la nation à ceux de la France, s’apparente à une double peine (...) L’humour qui traverse le spectacle de bout en bout permet de ne jamais tomber dans le pathos."  (Guillaume Lasserre), 5 juillet 2022 Lien de l'article

LE PARISIEN:

"Une bonne adaptation, c’est s’éloigner du livre…Dans son adaptation, Sabrina Kouroughli a rapidement voulu axé sur la transmission entre la grand-mère et la petite- fille, ce qui est assez peu présent dans mon livre, et l’emmène ailleurs en s’appuyant sur son histoire." 

(Alice Zeniter, propos recueillis par Sylvain Merle) 7 juillet 2022. Lien de l'article

HOTTELLO: 

"L’ardente Sabrina Kouroughli porte le propos avec belle élégance, s’interrogeant face public, prenant le spectateur à témoin, à l’écoute des informations dispensées pour les commenter, dansant et s’oubliant un peu, avant de tout ressaisir encore, alerte et allègre, souriante et décidée. La grand-mère Fatima Aibout recèle en elle la dignité de celle qui a le savoir, l’expérience et la distance, quand le grand-père Issam Rachyq-Ahrad, disparu, garde intacte la volonté responsable qui le motivait. Un spectacle lumineux de sensations mi-figue mi-raisin hissées jusqu’à la paix retrouvée avec soi." 

 (Véronique Hotte) 5 juillet 2022 Lien de l'article

LA TERRASSE : "Sabrina Kouroughli adapte et met en scène le roman d’Alice Zeniter en réunissant Yema, la grand-mère, et Naïma la petite-fille qui reconstitue le puzzle de sa famille et interroge ses racines pour se reconstruire!" (Catherine Robert) Lien du portrait

IO MAGAZINE:

Un regard juste sur notre histoire collective. Sabrina Kouroughli signe une adaptation de « L’Art de perdre » sous la forme d’une enquête mémorielle et onirique. Entre silence et fantasme, la metteuse en scène campe une Algérie ambiguë, une relation aux origines où rien ne va de soi. La Naïma d’Alice Zeniter (Sabrina Kouroughli) assume une algérianité fébrile et névrosée qui cherche à vocaliser les silences qui l’enveloppent – sur le plateau, le noir domine et spatialise un rituel d’exhumation des mémoires. (Célia Sadai) 11 juillet 2022 Lien

LES TROIS COUPS: 

Coup de cœur: Belle infidèle, l’adaptation que propose Sabrina Kouroughli convainc. (...) Si bien interprétée par Sabrina Kouroughli, Fatima Aibout et Issam Rachyq-Ahrad, cet art de perdre se cultive au féminin. On commence par les déboires amoureux de Naïma et par ces remarques que font les oncles sur les filles de la famille. Puis, tout du long, on entendra les mots de ces femmes qui payent pour « les conneries des hommes» : la guerre, la fuite... Sabrina Kouroughli brouille délicatement les frontières entre la fiction de départ et la confidence autobiographique. Invités invisibles de la jeune femme qui danse, pense devant lui, nous partageons ses doutes, sa colère. Le portrait est ici tout en subtilités et en nuances. Et le pari paie. La liberté de l’adaptation nous fait redécouvrir le texte. On l’entend dans sa dimension intime et historique (...) Bref, on a envie de relire le livre! (Laura Plas) 16 juillet 2022 Lien

CHANTIERS DE  CULTURE:

Le silence est roi dans L’art de perdre, petite-fille de harki, Naïma ignore tout de ses origines, elle décide de partir à la quête de ses racines. Metteure en scène et comédienne, Sabrina Kouroughli signe aussi l’adaptation de L’art de perdre, le livre emblématique d’Alice Zeniter, prix Goncourt des lycéens. Un spectacle tout en finesse et délicatesse qui avance par petites touches, qui libère maux et mots avec infinie tendresse. Une émotion à fleur de peau pour signifier la douleur de l’exil, d’hier à aujourd’hui, quand la mémoire n’oublie rien mais que le silence masque tout.

(Yonnel Liegois) 16 juillet 2022 Lien de l'article

SCOOPIT:

Un spectacle à ne pas manquer! (Alain Neddam)

LES COURRIERS DE L’ATLAS:

Avec Sabrina Kouroughli, le roman d’Alice Zeniter poursuit son existence sur les planches. Porter par trois acteurs seulement, la saga racontant l’histoire d’une famille kabyle sur trois générations fait écho à tous les exils et à tous les déchirements.  (Anaïs Heluin) le 20 juillet 2022 Lien de l'article

LES ECHOS DU MARDI

Entre tristesse, colère et excitation, l’enquête se met en place et fait bouger les lignes des trois générations. Les 3 acteurs sont formidables de sobriété, de dignité et de sincérité dans leur jeu. (Michèle Perin)  le 22 juillet 2022   Lien de l'article

NOSTALGIE VAUCLUSE

"Brillante adaptation de L'Art de perdre d'Alice Zeniter, Sabrina Kouroughli revisite l'un des plus beaux Goncourt des lycéens, une petite pépite que l'on garde donc longtemps avec soi." 

MADININART

"Une enquête mémorielle où tout est raconté à partir de la famille et y retourne avec des confidences, des souvenirs, des fantasmes et des rêves." 

SCENEWEB : 

L’Art de perdre ou la recherche de l'Algérie (...) Un spectacle où se raconte la nécessité de la transmission pour construire son identité (...) Brillamment interprétée par Sabrina Kouroughli,  elle nous conduit du douloureux abandon forcé de la Kabylie par la famille de Naïma, à la suite de la signature des accords d’Évian, jusqu’en France où, avec d’autres harkis, ces « oubliés » seront parqués pendant des années au camp de Rivesaltes. (Hanna Bernard) le 29 juillet 2022    Lien de l'article


SNES 

"L'adaptation et la mise en scène de Sabrina Kouroughli qui tient également le rôle de Naïma est d'une redoutable efficacité dans une simplicité déroutante (...) Tout cela sans pathos avec un certain humour et même de la légèreté dans la gravité(...) Sabrina Kouroughli nous offre un bijou de théâtre, un écrin sur l'exil. (...) Si l'exil peut devenir un art de perdre, le théâtre que nous propose Sabrina Kouroughli est un art du gain(...) Un immense merci à La Compagnie La Ronde de Nuit" (Jean-Pierre Haddad) le 28 juillet 2022

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Ce roman sur l'exil raconte le parcours sur trois générations, d'une famille kabyle de la guerre d’Algérie à nos jours.

Création au 11• Avignon

 du 10 au 29 juillet 2022

En résidence au:

Carreau du Temple

du 20 au 25 juin 2022

CENTQUATRE-PARIS

du 13 au 17 juin 2022

Carreau du Temple

du 15 au 19 mars 2021

 

CENTQUATRE-PARIS

du 2 au 9 février 2020

CENTQUATRE-PARIS

du 11 au 17 janvier 2021

TGP- CDN de Saint-Denis

du 23 au 28 novembre 2020

Note d'intention:

 

Un roman sur l’exil. Il y est question de guerre, d’immigration, d’intégration et surtout d’identité.

 

J’ai rencontré Alice Zeniter au Collège de France, où elle assistait le metteur en scène Jacques Nichet avec qui je travaillais également. Fraîchement diplômée de l’ENS, Alice Zeniter et moi avions un point commun, elle préparait une thèse sur Martin Crimp et de mon côté, je venais d'interpréter le personnage d'Anna dans Atteintes à sa vie du dramaturge britannique, une pièce sur la quête d’identité. 

 

L'art de perdre débute comme un conte et se transforme en saga historique. La narratrice, Naïma, 30 ans, petite-fille de harkis, part à la recherche de ses origines et entreprend un voyage en Algérie sur la trace de ses ancêtres. C'est une quête de réconciliation avec la mémoire de sa famille. 

 

Comment comprendre la guerre d’Algérie et l’immigration qui a suivi?  Comment faire entendre la tragédie de ces sacrifiés de l’Histoire ?

 

"Au-delà de la guerre d’Algérie, c’est avant tout un roman sur l’exil" selon Alice Zeniter. L'autrice s'est lancée dans cette entreprise au moment où elle a réalisé le parallèle avec la situation actuelle des migrants. Parler de cette histoire, c’est parler d’un voyage qui ne finit jamais et dont il est impossible de déterminer l’arrivée. Car l’exil entraîne avec elle les générations suivantes.

 

Cette adaptation du roman au théâtre nous paraît essentielle pour comprendre aujourd'hui comment chaque jour, des personnes sont obligées de quitter leur maison, souvent brutalement. Fuir un conflit ou la misère, échapper à des persécutions, vouloir un avenir meilleur. De Syrie en Afghanistan, d'Érythrée en Ukraine, autant de déracinés. 

 

Des milliers d’hommes, de femmes et d'enfants quittent l’Algérie à l’été 62. L’art de perdre pose la question de la transmission : que veut dire transmettre un pays, une culture, une langue, une histoire ou même des silences ? Les personnages d'Alice Zeniter représentent trois générations : celle de nos grands-parents, de nos parents et la nôtre. 

Entre le passé d'un pays englouti et le désir d'embrasser la culture française, la route est longue et douloureuse.    

Sabrina Kouroughli

"Il n'est pas de famille qui ne soit le lieu d’un conflit de civilisations. »

Pierre BOURDIEU, Algérie 60

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Novembre 2020. "Parlez-nous de l'exil!"

Paroles d'adolescents de Saint-Denis.

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L'art de perdre est un roman d'Alice Zeniter paru le 16 août 2017 aux éditions Flammarion et récompensé par une demi-douzaine de prix littéraires dont le Prix « Goncourt des lycéens 2017 », « le Prix Renaudot », le prix du « Livre Inter », le « prix littéraire du Journal Le Monde ».